Un investissement de 1 250 000 $ pour la création d'un site d'interprétation de la nature

Les villes de Sainte-Julie et de Saint-Amable et l’organisme Nature-Action Québec ont lancé aujourd’hui les travaux d’aménagement d’un site d’interprétation de la nature chevauchant les deux municipalités. Ce projet, qui s’intègre à la Trame verte et bleue du Grand Montréal, représente un investissement de 1 250 000 $, soit 750 000 $ à Sainte-Julie et 500 000 $ à Saint-Amable. L’aide financière se répartit de la façon suivante : le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) contribuent à hauteur de 500 000 $ à Sainte-Julie et 334 000 $ à Saint-Amable. Les deux villes comblent, pour leur part, la balance du financement des projets.

Le site regroupe le Parc des Étangs Antoine-Charlebois à Sainte-Julie et une section du Parc Le Rocher à Saint-Amable. Ces milieux contigus, composés d’étangs bordés de boisés, abritent plusieurs espèces floristiques et fauniques, incluant des oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles, dont certaines sont en situation précaire. Le projet permettra à la fois de protéger les lieux et de les mettre en valeur par l’aménagement de quais, sentiers, panneaux d’interprétation, aires de repos, etc.

« Le gouvernement du Québec est fier de soutenir la réalisation de ces aménagements récréotouristiques dans les municipalités de Sainte-Julie et de Saint-Amable, qui contribuent à la protection du milieu naturel et à la mise en valeur du paysage. Ce projet, qui s’inscrit parmi les legs gouvernementaux du 375e anniversaire de Montréal, profitera à l’ensemble des citoyens du Grand Montréal et du Québec », a fait savoir le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, M. Martin Coiteux.

« Les Montérégiens peuvent se réjouir de la création de ce site d’interprétation qui contribuera à faire rayonner la région auprès de tous les Québécois. Ils pourront ainsi profiter pleinement des merveilleux paysages et milieux naturels qu’offre notre belle région », a mentionné la ministre responsable de la Montérégie, Mme Lucie Charlebois.

« Nous sommes fiers de participer à un projet d’aménagement qui protège les milieux naturels, garantit une expérience de plein air exceptionnelle aux citoyens et aux touristes tout en renforçant la vocation récréotouristique du Grand Montréal. C’est avec des projets comme celui de Sainte-Julie et de Sainte-Amable que les municipalités du Grand Montréal, la CMM et le gouvernement du Québec concrétisent la Trame verte et bleue », a souligné le maire de Montréal et président de la CMM, M. Denis Coderre.

« La section julievilloise n’est pas encore aménagée et est méconnue du public. Dans notre planification stratégique, nous nous sommes engagés à protéger et valoriser cet habitat qui présente un extraordinaire potentiel écologique. Dès le printemps 2017, les citoyens pourront ainsi y découvrir une biodiversité étonnante, avec des espèces aussi inattendues que la loutre de rivière et l’orignal, tout en profitant des aménagements visant à en faciliter l’observation », indique la mairesse de Sainte-Julie, Mme Suzanne Roy.

« À Saint-Amable, le projet consiste en la restauration et la mise en valeur de la partie boisée du Parc Le Rocher. Nous allons notamment effectuer des plantations pour rétablir le corridor forestier, bonifier les habitats fauniques et ajouter divers panneaux d’interprétation de la nature. Avec ce plan d’aménagement dont les réalisations seront mises en oeuvre en 2016-2017, la municipalité de Saint-Amable souhaite offrir un lieu pour la pratique d’activités en plein air respectueuse de l’environnement et avec une valeur ajoutée à l’expérience des utilisateurs. Ce partenariat entre nos deux villes permettra aussi un meilleur accès au site, notamment avec l’aménagement d’un stationnement commun sur notre territoire », ajoute le maire de Saint-Amable, M. François Gamache.

Les travaux, dont les impacts écologiques ont été réduits au strict minimum, se dérouleront jusqu’en octobre 2017. Ils seront gérés par Nature-Action Québec, un organisme qui soutient le développement de meilleures pratiques environnementales, comme le corridor forestier du mont Saint-Bruno.

Un projet de la Trame verte et bleue

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Trame verte et bleue du Grand Montréal, qui regroupe cinq grands projets métropolitains, c’est-à-dire le Parc de la rivière des Mille-Îles, le Sentier cyclable et pédestre entre Oka et Mont-Saint-Hilaire, le Parc-plage du Grand Montréal, le Corridor forestier du mont Saint-Bruno et le Corridor forestier Châteauguay-Léry.

Axée sur la protection de l’environnement, la Trame verte et bleue consistera en un vaste réseau d’espaces verts et bleus communiquant entre eux. En plus de favoriser le transport actif et de contribuer à l’attractivité du Grand Montréal, ce projet permettra aux citoyens et aux visiteurs de profiter pleinement des milieux naturels protégés.

À propos du Parc des Étangs Antoine-Charlebois

Situé à l’extrémité nord de Sainte-Julie, ce site d’environ 64 hectares a servi de banc d’emprunt de sable pour la construction de l’autoroute 30 dans les années 60. Avec les années, les dépressions se sont remplies d’eau pour se transformer graduellement en étangs et en marais, tandis que plusieurs végétaux ont poussé sur les monticules de sable.

Ces étangs entourés de boisés abritent plusieurs espèces, dont certaines plus étonnantes, comme la loutre de rivière, la grande aigrette, l’orignal et la gallinule poule-d’eau. On y retrouve 110 espèces floristiques, 66 d’oiseaux, 14 de mammifères et 6 d’amphibiens ou reptiles. Parmi celles-ci, 5 sont en situation précaire et 26 sont dites d’intérêt.

À propos du Parc Le Rocher

Accessible par la rue Thomas à Saint-Amable, la section aménagée du parc Le Rocher présente diverses infrastructures de sports et de loisirs et se dessine une vocation récréotouristique régionale. Elle voisine des milieux naturels également implantés sur le site d’une ancienne sablière. Il s’agit d’une superficie boisée d’environ 68 hectares qui s’intègre au Bois de Verchères (Bois du Fer‐à‐Cheval), soit l’un des derniers massifs boisés d’envergure en Montérégie. Ces milieux naturels constituent l’unique lien permettant la connectivité de la portion nord et sud du Bois de Verchères. Plus de 144 espèces floristiques, 72 d’oiseaux, 4 de mammifères, 3 d’amphibiens et 2 de reptiles y ont été recensées. Parmi celles-ci, 8 sont en situation précaire et 20 sont dites d’intérêt.