Participation au programme Espaces Verts de l'ACNU

Termes:

Programme Espaces Verts – Association canadienne pour les Nations Unies

Au cours de l’été, Vincent Chevarie, employé de NAQ (préposé à l’écocentre Marie-Victorin de Longueuil), a participé au programme Espaces Verts de l’Association canadienne des Nations Unis. Ce programme de collaboration entre l’ACNU et des organismes dans le secteur vert vise le placement d’étudiants talentueux dans des postes qui leur permettront d’améliorer leurs connaissances et leur passion en développement durable. Un des buts du programme est que les participants puissent aider leurs employeurs à réduire leur empreinte environnementale et à accroître les efforts de durabilité. En outre, ils peuvent également mobiliser leur communauté afin d’identifier et résoudre certaines problématiques. Laissons la parole à Vincent qui veut  nous inviter à repenser nos habitudes de consommation et nous parler de son rôle de sensibilisation comme employé à l’écocentre.

Une société à repenser, des gestes écoresponsables à poser

Dans une déclaration publiée en 2017 (Journal Le Monde, 13 novembre 2017), plus de 15 000 scientifiques ont lancé un cri d’alarme planétaire afin de dénoncer l’inaction de nos sociétés à l’égard de la dégradation de la planète .

« Une société qui survit en créant des besoins artificiels pour produire efficacement des biens de consommation inutiles ne paraît pas susceptible de répondre à long terme aux défis posés par la dégradation de notre environnement », soutient Pierre Joliot, scientifique français qui a notamment travaillé pour le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (La recherche passionnément, Éditions Odile Jacob, 2001).

Malgré les avertissements de ces experts, des changements en profondeur se font attendre. Malgré l’urgence de la situation, des solutions existent, telles que la transformation de nos habitudes de consommation, en réduisant la surconsommation et en recyclant nos biens en fin de vie.

Au Québec, depuis les années 1990, un réseau d’écocentres a été mis sur pieds pour assurer le recyclage et parfois le réemploi des matières résiduelles qui ne sont pas acceptées par les collectes sélectives traditionnelles.

Cela m’amène à vous parler de mon travail en saison estivale : préposé à l’écocentre Marie-Victorin à Longueuil. Au départ, la raison principale qui m’a encouragé à postuler pour cet emploi est que je désirais acquérir une expérience terrain en lien avec notre consommation. J’avais envie de voir de mes propres yeux les déchets qui, autrement, se seraient retrouvés à l’enfouissement. J’ai vite compris que notre mission ne se résumait pas qu’à offrir un simple service aux résidents de l’agglomération de Longueuil et à assurer le recyclage de milliers de tonnes de matières annuellement. Nous l’oublions souvent, mais dans le contexte de la crise écologique qui secoue la société moderne, nous avons un énorme travail de sensibilisation à faire auprès de la population. Cette tâche, bien que difficile, n’en demeure pas moins essentielle. Nous devons conscientiser les citoyens sur certains enjeux environnementaux qui vont parfois au-delà de la gestion des déchets. Lorsque ceux-ci viennent déposer leurs matières, nous sommes présents non seulement pour répondre à leurs interrogations et pour leur apprendre à bien faire leur tri, mais nous les sensibilisons également à la surconsommation et à son empreinte écologique. Ainsi, ils seront encouragés à adopter des comportements plus écoresponsables à l’avenir.

Que nous soyons scientifiques, dirigeants ou préposés dans un écocentre, nous avons tous un rôle à jouer. Nous avons le devoir et l’obligation de lutter contre la détérioration de notre environnement, pour nous et pour les générations futures.

Vincent Chevarie, préposé à l'Écocentre Marie-Victorin