Attention, ça glisse !

Les hivers du sud québécois subissent de plus en plus les effets des changements climatiques comme l’augmentation des périodes de redoux et des épisodes de verglas qui favorisent la formation de glace sur la chaussée et les trottoirs. Afin d’éviter les chutes qui peuvent entraîner des blessures sérieuses, plusieurs d’entre nous utilisent des sels de déglaçage pour faire fondre la glace.

Toutefois, les impacts des sels de déglaçage sur l’environnement sont nombreux et touchent la qualité de l’eau et des sols, ce qui a une incidence parfois difficile à observer mais directe sur l’habitat des espèces aquatiques et sur la végétation. À cela s’ajoutent des effets très visibles de la dégradation des trottoirs ou de la rouille sur les véhicules.

Comment faire pour réduire l’impact des sels de déglaçage sur l’environnement et sur notre propriété? 

Prévention
La meilleure façon demeure la prévention. Assurez-vous que l’aménagement de votre propriété ne favorise pas la formation de glace dans les aires de circulation; réorienter par exemple  les sorties des gouttières qui se déversent face à un sentier ou dans l’allée de stationnement.

Abrasifs
Une autre option est de remplacer les sels de déglaçage par des abrasifs (sable, gravier) qui donnent de la traction sur la glace au lieu de la faire fondre. Cette solution est économique et donne de bons résultats, laissant de côté les impacts négatifs pour l’environnement, le béton ou les véhicules. 

Fondants écologiques
Quant aux fondants dits «écologiques», une brève incursion chez votre quincailler local vous permettra de constater qu’il est très difficile de s’y retrouver. Les informations fournies sur les produits étant minimales, il est difficile pour le consommateur d’évaluer leur réelle valeur environnementale. De plus, ces alternatives sont souvent de deux à trois fois plus chers  que les produits réguliers. 

Mais quel que soit le produit employé, il est important de toujours appliquer le minimum requis pour obtenir une surface sécuritaire. 

Bon hiver ! 

Carole Labrecques, chargée de projets chez Nature-Action Québec