Corridor forrestier

Protection et mise en valeur du Corridor forestier
du Mont-Saint-Bruno


Territoire

Le territoire couvert par le projet est situé sur les basses-terres du Saint-Laurent et plus précisément dans la plaine du haut Saint-Laurent, soit dans la région montérégienne sur la Rive-Sud de la Communauté métropolitaine de Montréal.

L'ensemble du territoire dessine un grand corridor forestier plus ou moins continu, s'étendant sur une superficie de 40 Km de Verchères à La Prairie et traversant les limites de 5 MRC et de 17 municipalités.

La superficie totale estimée de milieux naturels du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno est approximativement de 18 465 ha. Le territoire est essentiellement de tenure privée.


  Corridor forestier  
Nature-Action Québec


Objectifs

- Maintenir l'intégrité du corridor forestier qui s’étend de Verchères à La Prairie, de part et d’autre du mont Saint-Bruno;

- Contrer la perte et la fragmentation de l'habitat de plusieurs espèces fauniques et floristiques à statut précaire et d’intérêt;

- Créer une zone tampon autour du parc national du Mont-Saint-Bruno.


Biodiversité

Afin d’assurer la pérennité des espèces vivant sur le territoire, le gouvernement du Québec entérinait, en 1989, la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Par le biais de cette loi, le gouvernement veut protéger, rétablir et conserver les populations ainsi que les habitats des espèces désignées menacées ou vulnérables.

L’attribution d’un statut d’espèce en danger découle de plusieurs observations telles que la répartition géographique de l’espèce, le nombre d’individus et la condition des populations.

Dans le corridor forestier qui s’étend de Verchères à La Prairie, on retrouve 35 espèces fauniques dont la  survie est considérée précaire au Québec. Parmi celles-ci, mentionnons le faucon pèlerin, l’hibou des marais, la tortue géographique, la rainette faux-grillon et la buse à épaulettes. Ces espèces dépendent d’une mosaïque de milieux naturels pour se reproduire, s’alimenter, s’abriter et élever leurs petits. Au sein de ce corridor forestier, on retrouve également plus de 41 espèces floristiques à statut précaire. Ces plantes ont besoin d’un environnement particulier pour croître et se multiplier. Le maintien des écosystèmes et de leur intégrité est donc fondamental pour la sauvegarde des espèces fauniques et floristiques.

Source : Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, 2006 : http://www.fapaq.gouv.qc.ca

Adiante du Canada
Adiante du Canada, Nature-Action Québec

Cerfs de Virginie
Cerf de Virginie, René Pelletier

Text Box: Le terme vulnérable désigne une espèce dont la survie est jugée précaire, même si sa disparition n'est pas appréhendée.    Le terme menacé désigne une espèce dont la disparition est appréhendée.

 

Milieux naturels du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno



Le Mont-Saint-Bruno

Le Mont-Saint-Bruno renferme l’une des plus grandes richesses biologiques du Québec et ce, tant au niveau faunique que floristique. Sa biodiversité exceptionnelle est comparable à celle des monts Rougemont et Saint-Hilaire. Plusieurs espèces rares ou susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables y trouvent refuge.

Le Mont-Saint-Bruno abrite des peuplements considérés exceptionnels au Québec tels que l’érablière à caryer, la chênaie rouge à érable à sucre et à ostryer, ainsi que la prucheraie à érable à sucre.

Le Mont-Saint-Bruno abrite:

  • Plus de 590 espèces végétales dont 23 à statut précaire ;
  • Près de 40 espèces de mammifères dont cinq à statut précaire ;
  • 4 écosystèmes forestiers exceptionnels ;
  • 21 espèces d’amphibiens et reptiles dont trois à statut précaire ;
  • Plus de 243 espèces d’oiseaux ;
  • 2 territoires protégés : le parc national du Mont-Saint-Bruno et une réserve naturelle en milieu privé.


Mont-Saint-Bruno
Nature-Action Québec

Cardinal rouge
Cardinal rouge Michel Lamarche, www.findnature.com



La tourbière de Saint-Bruno

Sur le territoire du Corridor forestier, quelques sites présentent une accumulation importante de dépôts organiques et forment des tourbières. L’un de ces lieux, la tourbière de Saint-Bruno-de-Montarville, se situe à l'intersection des autoroutes 20 et 30.

La tourbière de Saint-Bruno est un patrimoine naturel d'une grande beauté contribuant à l’originalité de la région. Cette tourbière recèle un grand potentiel écotouristique et scientifique.



Nature-Action Québec



Le Bois du Fer-à-Cheval

Le Bois du Fer-à-Cheval, situé principalement dans la MRC de la Vallée du Richelieu, s’étend sur le territoire des municipalités de Calixa-Lavallée, Verchères, Varennes, Saint-Amable, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Saint-Marc-sur-Richelieu et Sainte-Julie. Ce grand bois a une superficie de 6 362 hectares, ce qui en fait l’un des massifs boisés les plus importants de la Montérégie (notamment en milieu agricole et à proximité de Montréal).

Le Bois du Fer-à-Cheval est composé essentiellement de peuplements feuillus et mixtes. Toutefois, il ne faut pas négliger la présence de peuplements résineux, qui sont relativement peu abondants en Montérégie. Les peuplements  de feuillus sont composés  majoritairement d’érable rouge et d’érable à sucre. Les peuplements de résineux, sont constitués de pruche du Canada, de sapins baumier et, dans une moindre mesure, de pin blanc et d’épinette rouge. En ce qui concerne les peuplements mixtes, où résineux et feuillus dominent, on y retrouve généralement l’érable rouge et des résineux mélangés.
Bois de Verchères
Nature-Action Québec



Le Bois de Longueuil (Brossard)/La Prairie/Carignan

Le bois est situé de part et d’autre de l’autoroute 10 et touche aux municipalités de Longueuil, La Prairie et Carignan. Ce bois a une superficie de  1 768 hectares et est essentiellement composé de peuplements jeunes ou  semi-matures. Les peuplements matures (généralement centenaires) que l’on y retrouve représentent approximativement 25% du bois et se retrouvent surtout dans la partie centrale.  À l’est du poste électrique Hertel, certains des peuplements matures s’identifient à des érablières argentées sur des dépôts organiques (marécages) et sont particulièrement luxuriants. Les peuplements situés à l’extrémité ouest du bois sont les plus riches en espèces floristiques et comportent des espèces ligneuses d’intérêt.


Communauté métropolitaine de Montréal




Communauté métropolitaine de Montréal

Les milieux humides sont très abondants et occupent plus du tiers de l’espace du boisé. L’abondance de ces milieux, l’importance du réseau hydrographique, la diversité des peuplements et la mosaïque d’âge des peuplements forestiers favorisent la présence d’une faune très diversifiée : amphibiens, reptiles, oiseaux forestiers et d’écotones, oiseaux aquatiques et semi-aquatiques, mammifères terrestres ainsi que  mammifères semi- aquatiques (Fiches techniques des bois d’intérêt écologique sur le territoire de la Communauté Métropolitaine de Montréal, CMM,2002).




Le Bois de La Prairie (La Commune)

Le Bois de La Prairie est situé au cœur de la municipalité de La Prairie, à l’extrémité sud du Corridor forestier du Mont-Saint-Bruno. Ce bois, d’une superficie de 602 ha, est constitué d’une mosaïque de peuplements feuillus très jeunes (friches arborées) et jeunes âgés de 20 à 40 ans : frênaies rouges,  tremblaies et bétulaies blanches. Les friches arborées sont assez importantes.

La rivière Saint-Jacques et ses rives constituent un milieu particulièrement riche pour la faune. L’ensemble du Bois de La Prairie est identifié comme un ravage de cerf de Virginie par le FAPAQ. (Fiches techniques des bois d’intérêt écologique sur le territoire de la Communauté Métropolitaine de Montréal, CMM,2002). De plus, la rainette faux-grillon, une espèce à statut précaire, a été répertoriée dans les milieux humides de ce bois.

Brossard et La Prairie
Communauté métropolitaine de Montréal




Le Boisé du Tremblay

D’une superficie d’environ 600 hectares, le Boisé du Tremblay est situé sur le territoire de l’agglomération de Longueuil au sein de trois arrondissements : Vieux-Longueuil, Boucherville et Saint-Hubert. Anciennement cultivée, une grande partie du boisé est présentement en pleine régénération. Ces jeunes forêts sont majoritairement composées d’érables et de peupliers faux-tremble. Une portion du boisé se démarque par sa composition floristique plus ancienne. Un peuplement mature d’érablière à sucre ainsi que deux prucheraies font parti de ce magnifique boisé. Les forêts sont entrecoupées de quelques champs d’herbes hautes et de plusieurs marais. En bordure des différents habitats, notons la présence parsemée de l’aubépine, un arbuste peu abondant au Québec.

Cette riche composition en habitats très variés favorise l’établissement d’une faune abondante dans le Boisé du Tremblay.  Notons la présence de la rainette faux-grillon de l’Ouest, une espèce désignée vulnérable au Québec et désignée menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). La population présente au sein du boisé constitue la plus importante métapopulation, représentant 25% de l’effectif subsistant en Montérégie (Picard et Desroches, 2005).

Boisé du Tremblay
Boisé du Tremblay, Tommy Montpetit
Rainette faux-grillon
Rainette-faux-grillon de l’Ouest,  Raymond Belhumeur

 



 
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